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Permaculture : Le Guide Complet

Et si vous appreniez ce qu’est vraiment la permaculture ?

Avec ce Guide, revenez à la source. Ces conseils sont directements tirés de Bill Mollison et David Holmgren, dans leur premier livre : Permaculture 1.

Vous allez apprendre, entre autres :

  • Ce qu’est la Permaculture (vous allez être étonné)
  • Les caractéristiques d’un système Permaculturel
  • Comment gérer les nuisibles
  • Comment créer des microclimats
  • Comment organiser son terrain avec le principe des zonages & Secteur
  • Les Gestion de l’eau & ses multiples usages
  • Le Plan concret pour mettre en place un système Permaculturel
Permaculture 1 - Premier Livre sur la Permaculture

Sommaire

1. La Permaculture, ce n’est pas ce que vous croyez​

2. Les caractéristiques d’un système Permaculturel

3. Le pouvoir de créer des microclimats

4. Le Principe de Zonage & Secteurs

5. Gestion de l’eau (et ses multiples usages)

6. Mise en oeuvre de la Permaculture

Chapitre 1

La Permaculture, ce n’est pas ce que vous croyez​


Oubliez les conneries que vous avez lu sur des blogs de jardinage généraliste.

NON, la permaculture ne se résume pas à faire des buttes, des mandalas et à éradiquer totalement l’essence dans notre quotidien.

A la base, la permaculture à pour objectif de sortir de deux modèles existants :

  • L’agriculture commerciale occidentale
  • La culture vivrière du tiers monde

L’agriculture commerciale occidentale est une grande consommatrice en énergie fossile. Son efficacité n’est basé que sur sa capacité à faire un apport colossal en énergie extérieur (les intrants). 

Cette agriculture mécanisé détruit la structure des sols, les épuisent et les polluent tout en favorisant le développement (indirect) des souches d’insectes résistantes et toujours plus difficiles à limiter leur impact négatif.

Par exemple, le doryphore de la pomme de terre est un des insectes les plus résistants aux insecticides.

L’agriculture vivrière et villageoise du tiers monde fait de l’homme des esclaves. Souvent, ils pratiquent l’élevage itinérant, laissant un désert là où il y avait des forêts et de la végétation. C’est une pratique destructrice de la nature.

Avant, l’Agriculture n’était PAS notre source principale d’alimentation

La source du problème vient du fait qu’à la base, l’agriculture ne servait qu’à subvenir à notre besoin en glucide.

Mais, les aliments sauvages constituaient un pourcentage important de notre alimentation. 

Mais, avec l’expansion de l’homme et son incapacité à prendre soin de la nature, il y a de moins en moins de nature sauvage.

Un système agricole qui respecte la nature ?

La solution est de concevoir des systèmes agricoles qui :

  • enrichissent la biodiversité
  • nourrissent correctement l’homme
  • qui prends en compte les espèces comestibles de chaque pays afin de les incorporer au système

Et c’est l’objectif de la permaculture : créer un système productif et respectueux de l’environnement.

La permaculture se veut une idée directrice. D’ailleurs, les auteurs disent dès le début que le livre n’est pas une synthèse parfaite à idéaliser, mais simplement le commencement d’un mouvement.

Concrètement, quelles sont les objectifs de la permaculture ?

Plus concrètement, voici quelques objectifs de la permaculture :

  1. Réduire les energies & intrants dans l’agriculture (et non pas supprimer …)
  2. Développer le potentiel des vivaces
  3. Diminuer le coût, en temps et en argent de l’agriculture : actuellement, il faut labourer, planter, acheter les semences, investir dans des machines agricoles et des pesticides
  4. Réduire le temps de travail sur le long terme : Au début, il y aura un gros travail de mise en place et d’aménagement. L’objectif est que le temps bonifie le système et le rende de plus en plus productif tout en étant moins gourmand en temps de travail
  5. Mettre en valeur la terre à petite échelle avec une utilisation du sol de manière intensive + que extensive (ce peut paraître contradictoire de prime abord, mais non. L’objectif est d’intensifier chaque unité de surface avec les maximum d’espèces utiles différentes).
  6. on peut complexifier un système en y incorporant des espèces nouvelles, tant qu’elles ne se concurrencent pas entre elle ET qu’elles se nourrissent différemment. Voire même, une espèce peut bénéficier à une autre 
    1. Exemple 1 : le poisson mangeur de plancton ne concurrence pas le poisson mangeur d’algues
    2. Exemple 2 : les grands arbres rendent propices le développement d’arbuste à baie
  7. Favoriser la diversité des espèces végétales et des variétés employés, de la production, du micro climat et de l’habitat
  8. L’accent est mis sur un processus d’évolution s’étendant sur plusieurs générations
  9. Employer des espèces sauvages ou peu sélectionnées (plantes et animaux)
  10. L’intégration de l’agriculture – élevage, etc … est possible mais il faut l’employer dans un ordre logique
  11. Les herbivores peuvent détruire une partie des récoltes. Il faut l’accepter afin de maintenir le système
  12. Le maintien du système permaculturel est plus important que le rendement, dans un premier temps

L’objectif idéal est de vivre en harmonie avec la nature en prenant soin d’elle, sans la forcer à des rendements extrêmes, mais en acceptant ce qu’elle nous donne avec une sage gestion.

Une autre source d’influence de la Permaculture sont les cultures fruitières, car leurs productivité par unité de travail est très faible.

Permaculture 1 - Page 19

Vous savez maintenant ce qu’est la permaculture. Bien entendu, ce n’est pas un résumé complet, mais c’est une introduction qui va tracer les grandes lignes de la permaculture.

Alors, est-ce que ça vous plait toujours ?

Dans le Podcast numéro 2, nous allons aller plus loin dans les objectifs de la permaculture, de l’évaluation du système permacultural jusqu’à la gestion des nuisibles.

Chaque Podcast rentrera un peu plus en profondeur dans les sujets, afin d’y aller étape par étape.

Si vous avez aimé le Podcast, vous pouvez télécharger le résumé complet de Permaculture 1 de Bill Mollison & David Holmgren.

Chapitre 2

Les caractéristiques d’un système Permaculturel


La permaculture n’a pas pour vocation à améliorer seulement votre potager.

C’est une vision d’ensemble qui a pour objectif de développer l’autosuffisance d’un territoire.

Un territoire peut être votre foyer, votre village, votre département, etc …

La Permaculture n’est PAS un système de jardinage facile

Le problème, c’est qu’on voit, au moment où j’écris ces lignes, la permaculture comme une solution de facilité, où les légumes poussent sans rien faire

Cela vient du fait que la permaculture à pour objectif de diminuer le temps de travail à terme, et récolter de plus en plus en travaillant de manière de plus en plus raisonnable.

Mais on a tendance à oublier tout le travail de préparation et de réflexion

Voici les points abordés dans ce podcast :

  • L’importance de connaître vos habitudes et vos objectifs avec la permaculture
  • Quel est l’élément contre-intuitif qui va vous permettre de créer un système productif qui pourra de plus en plus se passer de vous
  • Au delà de l’alimentation, ce que vous pouvez tirer d’un système permaculturel
  • Comment savoir quand éradiquer un nuisible … ou le laisser faire des dégâts et accepter

Créez votre système permaculturel sur-mesure

A partir de maintenant, c’est à vous de sélectionner le niveau que vous souhaitez atteindre. Votre objectif déterminera ensuite le choix des espèces que vous allez implanter.

Votre objectif est peut être de tendre vers une autonomie en fruit et légume, et c’est tout. 

Ou au contraire, vous avez pour objectif de construire vos propres outils, vêtements, d’élever des chèvres, vaches ou cochons. 

Dans ces deux cas, votre système permaculturel sera construit différemment. Néanmoins, l’état d’esprit restera le même. 

Votre système :

  • devra avoir un certain rendement
  • répondre (idéalement) à tous vos besoin nutritionnels
  • préserver la terre
  • sera, à terme, peu vorace en énergie

Prévoyez 50 ans pour un système permaculturel au top !

Il est important d’insister que créer un système permaculturel ultra productif par rapport au temps de travail peut demander 50 ans

Pourquoi ? Tout simplement pour que tous les arbres fruitiers se développent et vous fournissent une abondance de fruits sans grands effort, il faut leur laisser le temps d’arriver à maturité. Il y a aussi le fait que selon votre terre et climat, le temps sera peut être plus long. Aussi, votre temps disponible, argent, main d’oeuvre sont tous des éléments freinant ou accélérateur.

Néanmoins, vous allez pouvoir bénéficier dès la première année de la nourriture des strates inférieures :

  • votre potager
  • les petits arbres fruitiers et les buissons à baie
  • votre élevage
  • les champignons
  • etc …

Sachez que plus vous voulez avoir un système autonome rapidement, plus ce sera coûteux. En effet, pour acheter des arbres fruitiers plus développé, c’est plus cher. Pour installer rapidement tout le nécessaire, ça peut vous demander une forte main d’oeuvre qualifié, ce qui est aussi coûteux.

Créez un système complexe !

Créer un système complexe à l’avantage d’augmenter les chances qu’il puisse perdurer. Plus le système est complexe, plus la biodiversité sera grande, plus on augmente les chances de créer un équilibre naturel qui permet au système de vivre sans nous.

D’ailleurs, en dehors du potager, il est conseillé d’utiliser au maximum de souches sauvages ou peu sélectionné afin de limiter vos efforts au jardin.

En parlant du potager, sachez que pour de nombreux légumes que l’on cultive au jardin, il existe des formes pérenne. C’est une idée simple à implémenter qui vous permettra de commencer à limiter vos efforts au potager.

Visez un certain niveau d’autosuffisance

Le livre permaculture 1 à pour objectif de viser l’autosuffisance. C’est à dire, penser un système qui permet de gérer :

  • Votre alimentation
  • La matière pour vos vêtements
  • La possibilité de créer vos propres outils
  • Les matériaux pour créer votre habitation
  • Les substances médicamenteuses
  • Des fibres (cordes, ficelles, vêtement, etc …)
  • Produits animaux (cuir, corde, fourrure, duvet, etc …)
  • Le bois
  • autres : teintures, savons, cire, etc …

Dans cet état d’esprit d’autosuffisance, réduire les énergies fossiles au stricte minimum est une évidence.

Les auteurs expliquent quand même que l’objectif n’est pas de vivre en autarcie, mais de viser la coopération communautaire.

Faut t’il éradiquer toute forme de nuisibles ?

Généralement, dès qu’un nuisible commence à abîmer nos récoltes, on cherche à l’éradiquer le plus rapidement possible.

En permaculture, la vision est différente, car on cherche à analyser et comprendre la situation.

Car finalement, ce n’est jamais une espèce qui est nuisible, ce sont certaines situations qui nuisent à nos récoltes. Réfléchir de cette façon permet d’adapter le système permaculturel à la réalité, au lieu de lui arracher un élément et, peut être, créer une situation plus grave, ou créer un système qui est déséquilibré, de plus en plus dépendant de vous.

Il y deux situations nuisibles :

  1. Des mauvaises herbes prennent la place des plantes qui nous nourrissent
  2. Des animaux mangent toutes nos récoltes

Attention, la permaculture ne dit pas de rien supprimer. Elle dit simplement qu’il est important d’analyser la situation, comment la régler autrement, et analyser les potentiels inconvénients à éradiquer une espèce du système.

Voici la copie de la page 51 du livre Permaculture 1 qui en parle :

Permaculture 1 - Page 51

Elle encourage à une réflexion des avantages, inconvénients & alternatives possibles, avant de foncer vers des solutions qui abîment la biodiversité ou nécessite votre présence.

Par exemple, vous pouvez vous demander :

  • est-ce que cette mauvaise herbe à des vertus qui pourraient m’être utile ? (plante médicinale, paillage, etc …)
  • Est-ce que cet animal peut m’être utile ? (Il fait fuir des prédateurs encore plus embêtant que lui, il remue / creuse la terre et favorise l’écoulement de l’eau, etc …)
  • Puis-je ajouter à mon système de nouvelles plantes ou animaux ou insectes qui vont limiter ces situations nuisibles ? ou attirer le prédateur naturel ?

Si, après ces questions, vous n’avez toujours pas de solutions, alors à ce moment, et seulement après avoir réfléchis à la situation, vous allez pouvoir :

  • tuer les nuisibles
  • créer un système non naturel qui les fait fuir / les éloigne

Vous savez davantage ce qu’est la permaculture et ses objectifs avec ce podcast.

Oui, la permaculture à pour but de vous fournir un haut rendement avec peu d’effort.

Mais Non, ce n’est pas facile ni instantanée, ça demande du travail, des connaissances, du temps pour ajuster le système jusqu’à le rendre autonome ou presque.

Mais, peut être que comme moi, vous trouvez ça passionnant. Plus complexe, mais passionnant car ça nous pousse à réfléchir à créer un oasis comestible qui se suffit presque à lui même.

Dans le prochain Podcast, nous allons aborder tous les éléments qui permettent de créer des microclimats sur votre terrain. Ce qui vous permettra, entre autre, de limiter les gelées et d’introduire un plus large éventail d’espèces.

Si vous avez aimé le Podcast, vous pouvez télécharger le résumé complet de Permaculture 1 de Bill Mollison & David Holmgren.

Chapitre 3

Le pouvoir de créer des microclimats

Imaginez pouvoir créer des microclimats propices au développement des plantes que vous voulez faire pousser.

Superposé au climat de la région, il vous permettrait de créer des écarts d’humidité, de température, de tempérer la force du vent qui abîme tout sur son passage.

Ainsi, vous augmentez drastiquement le nombre d’espèces végétales que vous pourriez cultiver.

Oui, ça fait un peu rêver, mais redescendons sur terre : c’est possible, mais loin d’être facile.

Pouvoir créer des microclimats reste néanmoins limitée aux conditions de votre terrain. Vous allez certes pouvoir faire varier l’humidité, le vent, et la température, mais ne vous attendez pas à faire récolter des bananes au Groenland.

Dans ce chapitre, vous allez découvrir :

  • L’importance de sélectionner des espèces qui s’adaptent à votre climat
  • 11 éléments topographiques qui influencent votre climat …
  • … dont 4 éléments sur lesquels vous pouvez jouer pour créer des microclimats
  • Les 4 bénéfices de créer des microclimats

 

Sélectionnez des espèces qui s’adaptent à votre climat

Il est important de sélectionner des espèces qui s’adaptent à votre climat afin de limiter les efforts que vous allez devoir mener pour qu’elles s’ancrent dans votre terrain.

 

Quels sont les éléments à analyser, qui déterminent votre climat et microclimat ?

Tout d’abord, il y a la configuration topographique du site qui va avoir une influence sur le climat :

  • la position géographique du site
  • le sens des écoulements des eaux
  • leur ligne de partage
  • les falaises
  • les affleurements rocheux
  • le gradient des pentes
  • l’altitude
  • etc…

Mais, il y a aussi tout ce qui est modifiable, comme :

  • le sol
  • la végétation
  • les masses d’eau
  • les structures crées par l’homme

La fusion de ces 2 éléments, naturels & modifiables, vont engendrer :

  • des écarts de températures
  • différents niveaux d’humidités
  • différentes forces du vent
  • des précipitations différentes d’un lieu à un autre

 

Rentrons dans le détails des éléments à creuser pour mieux comprendre le climat et microclimat de votre zone

  • La Topographie
    • l’orientation des pentes
    • la capacité à recevoir les rayons du soleil, même ceux d’hiver qui sont moins direct
    • la couverture moyenne des nuages
    • l’écoulement de l’air froid
    • les risques de gel
    • la circulation des vents
Permaculture 1 - page 55
  • Les Sols (effet mineur sur le microclimats car souvent recouvert de végétaux)
    • conductivité thermique
    • réflectivité de la lumière
    • leur contenu en air & eau
  • Les Végétaux
    • Environnement forestier
      • les gelées sont rares dans une forêt
      • on peut sentir la fraîcheur en forêt, même en plein été
      • laisse peu de lumière entrer
    • lisière / vent
      • selon l’implantation des arbres dans une forêt, mais aussi leur taille et la lisière, on va pouvoir modifier la température, limiter le gel, favoriser l’implantation d’arbre fruitier et d’autres buissons à baie
Permaculture 1 - page 61
  • Masses d’eau
    • elles modifient le climat
    • réfléchissent la lumière
      • la réflexion de type miroir peut être très élevé quand le soleil est bas, et donc favoriser des cultures qui n’auraient pas assez de soleil s’il n’y avait pas cette réflexion
Permaculture 1 - page 65
  • Structures établis par l’homme
    • il dit : la serre devrait faire partie de n’importe quel système
    • elle peut devenir un élément efficace pour chauffer l’habitat et limiter le besoin de combustibles pour chauffer la maison
    • les murs emmagasine la chaleur, qui est irradié la nuit et qui limite le gel dans la serre (selon le type de mur que vous avez)

L’Aménagement du microclimat

En aménageant votre microclimat, votre objectif est d’augmenter le rayonnement des plantes afin d’avoir une bonne maturation des fruits.

Votre second objectif est l’augmentation de la température moyenne de l’air, afin de supprimer ou limiter les gelées et les vents refroidissants.

Vous avez maintenant la liste des détails qui influent sur votre climat.

Cela peut vous donner tout un tas d’idées pour améliorer le microclimat de votre terrain et créer une plus grande période bénéfique à la maturation de vos fruits et légumes.

Ainsi, vous augmentez la productivité de votre terrain.

Dans le prochain Chapitre, vous découvrirez le principe de Zonage & de Secteur. Vous découvrirez le type de plantes et d’animaux que vous pouvez insérer par zone, ainsi que l’entretien à y faire.

Si vous avez aimé le Podcast, vous pouvez télécharger le résumé complet de Permaculture 1 de Bill Mollison & David Holmgren.

Chapitre 4

Le Principe de Zonage & Secteurs

Oulah ! tout ce que nous avons vu avant paraît un peu abstrait, n’est-ce pas ?

Il est temps d’assembler tous les éléments dans une vision d’ensemble, grâce aux Zones & Secteurs.

Les relations spatiales en Permaculture

Avec le principe de Zonage & de Secteur, la précision arrive et va vous permettre de réfléchir concrètement à la conception de votre terrain pour la permaculture.

Tout est découpé en zone et secteur.

Permaculture 1 - page 75

Les 5 zones de la Permaculture

 

La zone 1 : ce qui entoure la maison

Dans cette zone :

  • pas d’animaux en liberté
  • utilisation intensive du sol
  • Ce qui s’y trouve, par exemple :
    • serre
    • potager
    • maison
    • les ateliers

 

La zone 2 : Permaculture intensive

Dans cette zone, se trouvera :

  • terrasses
  • murs
  • haies vives
  • treillage

Ici, les plantes sont entretenus :

  • taille
  • émondage
  • lutte contre les parasites
  • désherbage

Il y aura peu de grands arbres, mais cette zone sera très herbacés avec des petites plantes et  buissons fruitiers

Les volatiles sont insérées ici en liberté :

  • pintade
  • poules
  • cailles
  • etc …

 

La zone 3 : la Permaculture Rustique

C’est la zone de permaculture rustique, avec des plantes vivantes et résistantes, généralement destinés aux animaux, qui peut comprendre des :

  • fourrés
  • bosquets
  • haies
  • brises vent
  • arbres faisant des fruits à coque

Ici, aucune intervention de l’homme, hormis parfois l’ajout de mulch si nécessaire. L’eau n’est pas maîtrisé, mais les animaux peuvent y avoir accès. Les nouveaux arbres plantés sont protégés via des tuteurs, cages, grillage.

Les animaux pouvant y vivre :

  • oies
  • lapins
  • poules
  • moutons
  • dindons

 

La zone 4 : Sylviculture et Pâturage

Vous assurerez principalement des plantes bocagères robustes jouant un rôle de protection. Tout travaux ou entretien ne doit être qu’à titre exceptionnel.

Les animaux introduits doivent pouvoir y vivre en totale autonomie :

  • paon
  • boeuf
  • cheval
  • l’âne
  • le cerf
  • le cocon

 

La Zone 5: La Brousse inculte

C’est une zone qui entoure le terrain, qui est laissé à l’abandon. On y va rarement, seulement pour : 

  • récolte de baies, champignons, etc …
  • chasse 
  • abattage de bois

Passons maintenant au principe des secteurs, qui est beaucoup moins connus.

Permaculture-1 - page 75

La réflexion autour des secteurs

Les secteurs sont délimités par rapport au vent, au feu, et au soleil.

1/ Les vents

Vos secteurs seront donc répartis en fonction des vents locaux. Vous aménagez votre terrain afin de vous protéger de ceux ci.

Au delà de protéger ses cultures du vent, il faut connaitre le vent pour savoir d’où peut venir un feu et le gérer.

2/ Le feu

S’il y a eu des feu, il faut savoir quelle est l’intensité, la direction, les ravages potentiels, les plantes qui lui survivent et qui peuvent le ralentir.

Petite note ici : en Australie, les feu sont beaucoup plus fréquent qu’ici.

3/ Le soleil
les données sur l’élévation du soleil vous serviront pour optimiser son rayonnement.

Gardez en tête que la hauteur fait partie du système. Il faut déterminer la hauteur maximum du système pour continuer à ce que l’ensemble reçoive le soleil nécessaire à son développement.

Les accès sont aussi à penser afin de faciliter le déplacement et la récupération des matières que l’on veut rapatrier en zone 1. Penser aussi à adapter les chemins à votre moyen de transport : voiture, camions, chevaux.

Permaculture 1 - page 77

On arrive à la fin de ce Chapitre. Je vous encourage à le relire plusieurs fois, tout simplement parce qu’il est très riche en information.

Le principe de zonage va vous servir de pilier pour conceptualiser votre propre design.

Si vous avez aimé le Chapitre, vous pouvez télécharger le résumé complet de Permaculture 1 de Bill Mollison & David Holmgren.

Chapitre 5

Gestion de l’eau

Et l’eau dans tout ça ? Que ce soit pour :
- vous
- vos animaux
- vos plantes
- éteindre un feu
on en a toujours besoin.

Le problème tourne généralement autour de notre capacité à la stocker.

Il faut analyser plusieurs points pour déterminer l’eau dont on a besoin, et tout mettre en oeuvre pour la stocker.

Voyons les 5 facteurs qui vont influencer vos besoins de stockage d’eau, via des barrages, étangs, stockage béton, etc … :

  1. Les précipitations locales, leur répartition et leur régularité : moins il y en a, plus le stockage devra être volumineux
  2. Les caractéristiques hydrodynamique du sol : taux de rétention et de drainage des eaux : 
  3. La couverture du sol (mulching, type de végétation) : elle garde l’humidité, limite l’évaporation et diminue les besoins en eau de vos plantes
  4. Les animaux à abreuver
  5. Les plantes : plus elles sont vivaces et adaptées à votre terrain, plus leur besoin sera bas

Les autres effets bénéfiques du stockage de l’eau

1/ L’aquaculture

Certains stockage peuvent servir en même temps à l’aquaculture.

Définition d’Aquaculture : Activité d’élevage d’animaux ou de production de végétaux en milieu aquatique.

L’aquaculture permet d’ajouter des aliments à notre gamme, et d’optimiser la productivité de notre espace car une retenue d’eau très bien géré produit 30 fois plus qu’une surface terrestre.on va pouvoir introduites plusieurs espèces non concurrentes, l’une alimentant l’autre. Voici quelques pistes :

  • terrasses et replats sous l’eau : mettre en place des plantes aquatique
  • îles : lieux de nidification pour l’avifaune aquatique
  • fosses d’eau profonde : protéger les poissons en cas de température extrême OU lorsque le réservoir à besoin d’être drainé

2/ Attirer de la biodiversité

Elle permet aussi d’attirer de la biodiversité, dont des espèces qui pourront contrôler des espèces nuisibles (le crapaud pour les limaces par exemple).

 

Où créer ses stockages d’eau ?

Pour se faire, voici quelques pistes sur lesquelles réfléchir :

  • Déterminer la hauteur des nappes phréatiques
  • Identification de la profondeur de la roche mère : afin de ne pas creuser un étang et de se retrouver trop rapidement bloqué
  • Observation du sens de l’écoulement de l’eau, les modalités de son infiltration après de fortes pluies : afin de créer un espace de stockage là où l’eau se stocke naturellement

Vous avez maintenant plusieurs pistes à creuser pour gérer votre eau.

Selon votre terrain et vos besoins, vous allez pouvoir identifier rapidement où stocker votre eau.

Chapitre 6

Mise en oeuvre de la Permaculture

Mettez en place un système sur-mesure, en accord avec vos besoins.

Voyons comment créer un système équilibré et autonome.

Ce sixième et dernier Podcast rentre dans le vif du sujet. Il vous donne les éléments concrets pour incorporer un système permaculturel.

J’espère que vous avez quand même écouté les autres, qui sont plus théoriques, tout simplement car ils donnent l’état d’esprit du permaculteur, en plus d’idées concrètes.

Mais, je peux comprendre que les exemples permettent d’imaginer plus précisément comment faire.

Dans cette dernière partie, nous allons découvrir concrètement comment créer un système sur-mesure, qui correspond à nos besoins.

 

Sélection des espèces

 

1/ Visez les espèces acclimatées, mais pas que !

Vous pouvez passer du temps à sélectionner les espèces qui, théoriquement, s’adaptent à votre climat et terrain.

Mais ne vous arrêtez pas là. Osez planter des espèces qui n’ont rien à voir, juste pour observer celle  qui tiennent ou non, et complexifier encore plus votre système Souvenez-vous, un système complexe à plus de chance de tenir sans vous, une fois équilibré.

 

2/ Les Facteurs qui vont influencer votre sélection

Il y a plusieurs facteurs qui vont influencer votre choix :

  • vos habitudes alimentaires : si vous êtes végétarien, inutile de planter des arbres fourrager destinés aux animaux. Remplacez-les par des arbres fruitier et des arbuste fournisseurs de baie
  • votre budget : plus il est bas, plus votre choix sera limitée
  • la main d’oeuvre : si vous êtes seule ou un groupe, votre capacité de surface aménagé sera totalement différente. Il faudra organiser votre système en fonction de vos possibilité en terme d’effort.
  • l’espace disponible : il faut réfléchir par rapport à vos objectifs en terme de rendements. Si vous avez un petit terrain, renseignez-vous sur l’espace disponible, ainsi que le rendement de chaque élément afin de voir si vous pouvez être autonome dans les premières années. Si non, revoyez les espèces sélectionnées
  • les produits souhaités : Pour aller un peu à contrario de l’exemple précédent, quels sont les espèces peu productives, mais dont les produits sont rares et intéressants ?
    • exemple : l’olivier peut prendre de la place, mais pas contre, il peut générer de l’huile qui est un produit génial
  • les conditions climatiques où vous êtes situé

 

Entretien & Paillage

Il est important d’insister sur le fait que si l’objectif final d’un système permaculturel est d’être le maximum autonome, il n’en est rien à ses débuts.

Il faut du temps pour prendre soin des plants quand on les incorpore dans leur nouvel environnement. La mise en place de cage grillagé avec maillage fin pour protéger les jeunes arbres est important si vous êtes dans une région où il risque d’être abîmé / dévoré.

Dans la zone 1, un contrôle total doit être fait afin d’empêcher tout nuisible de venir ( lapin, chats, oiseaux, etc …)

La mise en place d’un mulch (paillage) permettra de :

  • retenir l’humidité
  • modérer la température du sol
  • supprimer les gelées
  • ajouter des éléments nutritif
  • créer un environnement idéal pour les vers
  • supprimer l’érosion si forte pente
  • supprimer les mauvaises herbes

Un paillage supplémentaire à base de pierre et cailloux peut aider si vos poules grattent le sol et peuvent abîmer les racines.
Si les plantes sont envahis de mauvaises herbes :

  • renouveler le paillage
  • ajouter des cartons + cailloux pour les étouffer

Pendant les premiers jours :

  • surveiller régulièrement votre système afin de supprimer les parasites
  • les plants ne doivent pas manquer d’eau

Le coût de l’achat & l’entretien des premières années est le plus coûteux.

 

Trouvez votre équilibre idéal entre rendement & entretien

L’entretien dépend du rendement souhaité ET du temps qu’on veut y passer. C’est à vous de décider ce que vous voulez.

Exemple : le cassis – bien fertilisé, taillé, etc .. il peut avoir un haut rendement. Mais si on le place en bordure de rivière et qu’on ne s’en occupe pas, il pourra quand même fournir des baies, mais en rendement faible MAIS avec un temps d’entretien de zéro.

 

Les Structures & Clôtures

Prenez le temps de définir si vous en avez besoin, et pourquoi :

  • ralentir le feu
  • parquer des animaux
  • créer un nid / de la nourriture pour la biodiversités
    • lézard
    • oiseaux
    • abeilles
    • bétail

Selon le zonage, la barrière sera de plus en plus naturelle.

Permaculture 1 - page 95

Des animaux, oui, mais pas tout de suite

Créer un système équilibré prends du temps, alors mettez toute votre attention sur le système avant d’y incorporer des animaux, qui se nourriront des plantes du système qui auront bien grandi.

Des animaux autonomes

Si vous voulez introduire un animal, renseignez-vous sur sa gestion autarcique et non pas rapport aux méthode d’élevage classique.

Dans le système, on choisit des plantations en rapports aux animaux que l’on veut introduire. Plus on a d’espèces végétales variés, plus on donne le choix au animaux de bien se nourrir. 

Ainsi, ils auront :

  • une meilleure santé
  • une meilleure alimentation

Le travail de l’homme dans l’alimentation est limité grâce à cette autonomie. Encore une fois, à terme, le système doit vous demander le moins de temps possible.

Association d’animaux : 2 règles essentielles

Évitez les associations d’animaux qui peuvent entrer en compétition au niveau de l’alimentation ET qui peuvent se transmettre des maladie.

Au contraire, favorisez les associations qui n’entrent pas en conflit et mieux, qui s’apportent mutuellement.


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