Tour de mon potager (tout en longueur)

Hello, j’espère que vous allez bien.

Aujourd’hui, petit tour du potager.

Il aurait dû être plus grand mais avec l’arrivée de notre enfant … c’était plus difficile de tout gérer 🙂

Bref, j’espère que de votre côté, tout pousse bien.

Bon visionnage.

i

Coup de soleil :

 

 

 

 

Culture de la patate douce : Tuto Complet

Vous souhaitez réussir votre culture de patate douce ?

Vous êtes au bon endroit.

Dans cet article, vous allez trouver: 

  • les délais exacts entre chaque étapes (de la germination à la récolte)
  • des photos vous montrant comment évolue les patates douces
  • comment créer les boutures de A à Z
  • une vidéo vous montrant en combien de temps les racines se forment (j’ai abîmé un plant pour vous le montrer 🙁 )

Et pour démarrer cet article, j’aimerais vous parler de deux “problèmes” de la patate douce

Jardin infesté de fourmis : 3 problèmes qui pourraient nuire à votre culture

Votre jardin potager est infesté de fourmis, et ça vous inquiète.

Il y en a tellement, que vous vous demandez comment vous en débarrasser.

Le problème, c’est que :

  • Elles pourraient voler vos semences : vous avez déjà vu des fourmis transporter des graines. Si ce sont les graines du potager, elles vont vous faire perdre du temps
  • Elles vont manger vos salades et autres légumes “tendres”
  • Elles vont se jeter sur vos fraises : en plus, elles adorent (et ont besoin) de tout ce qui est sucré

Si les feuilles de vos plants de tomates blanchissent, ce n’est pas forcément dû à une maladie ou des ravageurs.

D’ailleurs, si c’était à cause d’acariens, comme on peut le lire sur certains sites, vous les verriez. Si ce n’est pas le cas, alors lisez ce qui suit.

Faire ses semis en intérieur : Les 8 étapes fondamentales

C’est un vrai plaisir de faire ses semis soi-même.

On peut bichonner ses plantes du début jusqu’à la fin.

Elles nous le rendront avec des légumes bons et sains.

Et, si vous choisissez des graines reproductibles, c’est encore mieux. 

 

Surtout si vous souhaitez devenir plus autonome.

Année sur année, vous allez pouvoir récupérer les graines de vos propres semences.

 

Malheureusement, se lancer dans les semis en intérieur peut vite tourner au cauchemar.

Le plaisir de voir sortir ses premiers semis laisse vite place à la panique.

Pourquoi ?

 

Car il y un problème récurrent quand on se lance dans les semis intérieurs.

Les semis filent.

Dès qu’ils sortent de terre, la tige principale ne cesse de s’allonger, au fil des jours. 

Elle est très fine et fragile.

Bientôt, les semis commencent à pencher sur un côté, puis tombent complètement. 

Les feuilles commencent à jaunir, et c’est bientôt la mort du plant.

Alors oui, on peut toujours rattraper un plant qui file avant le jaunissement.

 

Mais n’est-il pas mieux d’éviter que les plantes se fragilisent en filant autant ?

Car, quand les plantes filent, le plaisir se transforme en inquiétude. 

L’année suivante, on a peur de recommencer, au risque d’encore mal faire.

Souvent, on lit que mettre ses semis proches d’une fenêtre exposée sud suffit.

Mais ce n’est pas le cas, car même à cet emplacement, des jardiniers amateurs ont les semis qui filent.

En plus, selon les années, il ne fait pas toujours beau durant la période des semis.

 

En réalité, le problème vient de 2 facteurs :

  • la température
  • la lumière

À l’intérieur, les températures sont élevées. Ce qui envoie un signal à la graine : c’est le moment de sortir et de te développer !

Sauf que quand elle sort, la lumière disponible n’est pas en adéquation avec la température.

 

La plante va “filer” afin de trouver une source de lumière

La solution, c’est d’avoir une puissance de lumière adaptée à la germination et au début de croissance de vos graines.

Car c’est grâce à la lumière que les plantes potagères peuvent se nourrir.

C’est sous l’effet de la photosynthèse que la plante va pouvoir transformer certains éléments en nourriture.

Voici une vidéo qui l’explique la photosynthèse très simplement, en moins de 2 minutes : 

 

 

L’activité lumineuse, couplée à l’eau et les éléments nutritifs contenus dans le terreau vont permettre à la plante d’avoir une croissance optimale.

Ainsi, vos plantes ne fileront pas. Ils seront beaux et forts pour affronter, après les saints de glace, la vie à l’extérieur.

Bon, on a trouvé la solution au problème principal des semis en intérieur.

Mais, il y a encore des choses à connaître ! 

 

Nous allons voir maintenant :

  • Quelle lumière artificielle choisir ?
  • Quels contenants choisir selon nos graines ?
  • Quels substrats acheter, sans trop dépenser
  • Quelles sont les techniques de semis ?
  • Quand commencer les semis à l’intérieur ?
  • Comment faire germer les graines rapidement ?
  • Où mettre ses semis ?
  • Comment arroser ses semis intérieurs ?

 

C’est parti !

 

Quelle lumière artificielle choisir ?

Vous l’aurez compris, la lumière artificielle est souvent mise de côté. C’est ce qui provoque le problème des semis qui filent.

Les maraîchers professionnels utilisent pour la plupart des lampes horticoles.

Préférez les lumières blanches et froides, supérieures à 3000 kelvin.

Kelvin = degré Kelvin. C’est la température de la lumière. Plus les degrés Kelvin sont bas, plus la lumière est jaune et chaude. Inversement, plus les degrés Kelvin sont élevés, plus la lumière est froide et blanche. 

Vous pouvez choisir n’importe quel type de lumière : néons, HPS, CFL.

Mais dans l’objectif d’avoir une lumière à la fois efficace et économique, dirigez-vous vers des néons T5.

 

Les néons T5 : économique et efficace

Le néon tubes T5 coûte en moyenne 10€. Ils font 6500°K, ce qui est idéal pour vos semis.

Il diffuse un peu de chaleur, ce qui sera bénéfique pour vos petits plants. 

Cette chaleur sera quand même assez basse, ce qui vous permettra de les approcher à bonne distance, sans danger.

 

À quelle distance mettre la lumière de mes semis ?

Le site cultureindoor.com a réalisé un tableau précis pour vous répondre :

 

En fin d’article, vous trouverez le lien vers leur article, qui est très intéressant.

 

Optimiser la lumière grâce aux réflecteurs

Pour tirer au maximum profit de votre éclairage, vous pouvez installer un réflecteur de lumière.

Vous pouvez soit le fabriquer avec du papier aluminium, soit l’acheter tout prêt. L’objectif est d’accentuer l’éclairage sur l’ensemble de vos semis.

 

Combien d’heures faut-il éclairer vos semis ?

L’idéal est d’éclairer vos semis pendant 18h par jour.

Mais, vous pouvez très bien faire moins.

Je m’explique.

18h d’éclairage c’est l’idéal pour que vos semis germent et grandissent à la vitesse maximale.

Mais si vous éclairez 12 heures par jour, c’est très bien aussi. Vos semis auront assez de lumière pour grandir sans filer.

La seule différence, c’est que ça poussera un peu moins vite.

 

Quels contenants choisir selon nos graines ?

Il y a 3 contenants que vous pouvez utiliser :

  • Les caissettes / terrines : ce sont des caissettes, dans lesquelles on va pouvoir semer en ligne toutes nos graines
  • Les plaques de semis alvéolés: c’est le même principe, sauf qu’ici, c’est une plaque où sont fusionnés des godets plus ou moins grands
  • Les godets : ce sont les pots dans lesquels vous achetez vos plants, généralement

 

Dans les terrines / caissettes, vous pouvez planter toutes les graines qui ne souffrent pas d’un double repiquage (je m’explique juste après). Généralement, on plante les petites graines dans ce système :

  • aubergines
  • tomates
  • choux
  • poireaux
  • radis
  • etc …

 

On plante directement en godet les grosses graines qui poussent vite et/ou les graines qui supportent mal le double repiquage :

  • concombres
  • cornichons
  • courgettes
  • melons
  • pastèques
  • etc…

 

Bien entendu, vous pouvez planter les petites graines ainsi que les graines qui supportent le double repiquage directement en godet.

Mais, le double repiquage, que l’on effectue avec le système de caissette/terrine a 3 avantages.

 

Le double repiquage (système de caissette / terrine)

Le double repiquage consiste à planter plus de graines que ce qu’il en faut dans des bacs (terrine / caissette). Puis, on ne sélectionne que les plants les plus vigoureux. C’est ceux-là qu’on repique dans des godets plus grands, en attendant d’être semé à l’extérieur.

Les avantages :

  1. gain de place :  dans une seule caissette, on peut planter plusieurs dizaines de graines
  2. gain de temps : on a pas à prendre les graines une par une. On sème à la volée
  3. Sélection des meilleurs plants : on peut sélectionner les plants les plus vigoureux uniquement

 

Liste (non exhaustive) des légumes que l’on peut semer en intérieur

Voici une liste des semis que vous pouvez faire en intérieur :

  • aubergines
  • céleri
  • concombre
  • courgette
  • laitues
  • melon
  • patate douce
  • tomates
  • betteraves
  • blettes
  • choux cabus
  • choux rave
  • chou fleur
  • choux de bruxelle
  • chou de milan
  • courges
  • maïs
  • pastèque
  • piments
  • poivrons

 

Quels substrats acheter, sans trop dépenser ?

Vous avez 3 solutions qui s’offrent à vous :

  1. Vous achetez directement du terreau à semis. L’avantage, c’est que c’est un terreau utilisable de suite. Il est riche et très fin. L’inconvénient, c’est qu’il est cher.
  2. La seconde solution, c’est d’acheter du terreau universel. Il demande aussi d’être tamisé afin d’utiliser que la partie fine. Par contre, il a l’avantage d’être moins cher.
  3. La dernière solution, si vous avez du temps, c’est de faire votre terreau vous-même. En mélangeant puis tamisant la terre de votre jardin + la même quantité de compost, vous obtiendrez du terreau. À noter que, plus votre terre est argileuse, moins il faudra en mettre. Ou, vous pouvez ajouter du sable pour compenser.

 

Quelle technique de semis utiliser ?

Votre terreau doit être fortement humidifié. Comme ça, vous n’aurez pas besoin de “déranger” les graines durant la germination.

 

Voyons la plus simple pour semer : 

  1. Remplissez vos pots de terreau acheté ou créé
  2. Tassez légèrement votre terreau
  3. Avec votre doigt, faites un trou d’un demi-centimètre pour semer vos graines
  4. couvrez légèrement vos graines

 

Concernant le nombre de graines, vous pouvez semer, par exemple :

  • 3 ou 4 grosses graines par godet
  • 5 à 7 petites graines par godet

Si vous semez en caissette, l’avantage c’est que vous pouvez semer à la volée, sans vous embêter à compter vos graines.

 

Quand commencer les semis à l’intérieur ?

Pour la majorité des semis, on démarre 6 semaines avant de les repiquer en pleine terre.

Donc, si vous comptez repiquer vos jeunes plants après les saints de glace (le 14 Mai), vous pouvez commencer à faire germer vos graines dès le début du mois d’Avril.

Dans le sud, on pourra commencer plus tôt. 

La meilleure chose à faire, c’est de suivre la météo de chez vous, et de demander aux anciens. Généralement, quand arrivent les dernières gelées ? C’est après cette période que vous pourrez planter. Et donc, c’est 6 semaines avant cette date que vous pouvez semer.

 

Mais, il est inutile de semer trop tôt. 

 

Sinon, vos plantes vont végéter en pot. Alors que le but, c’est que les graines germent, grandissent, et soient repiquées sans qu’il aient eu le temps de végéter en pot.

Bien entendu, il y a des exceptions. 

Par exemple :

  • Vous avez une serre : vous pouvez planter 2 à 4 semaines plus tôt que votre zone de rusticité
  • Pour la patate douce, vous pouvez commencer plus tôt que 6 semaines, car : il faut faire germer la patate douce, puis effectuer des boutures

 

Quand semer les tomates à l’intérieur ?

  • Comme les autres plantes potagères : entre fin mars et début avril. 
  • Référez-vous à votre zone de rusticité pour avoir plus de détails. Encore mieux, demandez à vos voisins qui ont un potager depuis plusieurs années afin de connaître les dernières gelées.
  • Si vous avez une serre, vous pouvez commencer à planter plus tôt.

 

Comment faire germer les graines rapidement ?

Il y a 3 façons de faire germer vos graines. En préambule, sachez que c’est la lumière et la température adaptée qui vont accélérer la germination et la croissance.

  1. Le verre : Placez la graine dans un verre d’eau. Dès qu’elle coule, c’est qu’elle s’est ouverte et commence à germer. Vous pouvez la récupérer et la placer dans du terreau
  2. Les deux assiettes : Prenez une assiette et déposez-y une double couche de papier essuie-tout mouillé. Mettez vos graines, recouvrez d’un autre papier essuie-tout, et posez la seconde assiette par-dessus, à l’envers.
  3. Germination directe dans le terreau : celle décrite plus haut. C’est la plus simple et directe

 

Où mettre ses semis ?

Vous pouvez fabriquer une box à semis :

  • vous pouvez en acheter une directement fabriqué
  • vous pouvez utiliser un meuble avec étagère et installer vos néons + semis sur chaque étagère
  • vous pouvez le fabriquer vous-même, si vous êtes bricoleur.euse.

 

Comment arroser ses semis intérieurs ?

Avant de semer, on imbibe fortement le terreau avec de l’eau.

Ensuite, dès que l’on touche le terreau et qu’il est sec, on arrose.

Vous pouvez utiliser un spray dans lequel vous mettez de l’eau. Comme ça, vous n’abîmerez rien lorsque vous arrosez.

 

 

Vous avez maintenant une vision complète de tout ce dont vous avez besoin pour réussir vos semis en intérieur.

Vous allez pouvoir éviter l’erreur n°1 que font la plupart des jardiniers amateurs : avoir les semis qui filent.

Aussi, vous savez maintenant quand semer, et pourquoi il ne sert à rien de semer trop tôt.

Vous allez pouvoir commander vos graines, vos néons et votre boîte à semis (ou la fabriquer) afin de pouvoir commencer rapidement à faire germer vos légumes.

 

Ne vous laissez pas ralentir par la peur de rater

N’ayez pas peur de vous lancer par peur de rater.

Sinon, vous risquez de toujours repousser et vous mettre une pression monstre chaque année.

Vous allez alors passer à côté du plaisir de voir grandir vos plantes dès leurs premiers instants.

Vous ne serez pas autonome si vous n’osez pas tester.

Surtout que maintenant, vous avez une vision globale des étapes à faire !

 

Sources intéressantes :

  • https://www.cultureindoor.com/content/23-les-conseils-grow-light
  • https://www.potager-facile.net/calendrier_potager.htm
  • https://www.astucesaupotager.com/semer-ses-plants-a-linterieur-demarrer-ses-plants-une-sensation-reposante/
  • https://www.agrireseau.net/Rap/documents/b06cs04.pdf
Mildiou Pomme de terre : 9 Solutions pour lutter contre cette maladie

Le mildiou de la pomme de terre peut anéantir jusqu’à 80% des récoltes, si on le laisse se développer.

C’est pour cette raison que chaque année, les agriculteurs redoutent l’apparition de ce champignon.

Le problème, c’est que les conditions favorables à l’apparition du mildiou sont très faciles à rassembler.

 

Les conditions climatiques propices au mildiou arrivent chaque année

Les étés orageux sont le foyer parfait pour que cette maladie cryptogamique se développe. Une forte hygrométrie (supérieure à 80%) et des températures élevées, entre 10°C et 25°C, suffisent. Les feuilles seront humides. C’est là que les spores du Phytophthora infestans vont pouvoir germer et infecter la plante en toute simplicité.

Le vent est aussi un facteur important. Il va disperser les spores tout autour des foyers déjà infestés. Le mildiou s’étend plus vite à cause de lui.

 

Même l’hiver ne vient pas à bout du mildiou

Le mildiou se conserve très bien. Il se conserve sur les pommes de terre, sur les débris de plantes qu’on laisse sur place. Il peut également se conserver dans le sol. Il sera présent dès le début de la saison prochaine pour attaquer la prochaine culture.

 

Le développement fulgurant du mildiou sur les pommes de terre

Sur les feuilles de vos pommes de terre, vous commencerez à voir apparaître des taches brunes auréolées de vert plus pâle. Rapidement, ces tâches vont se dessécher en leur centre. De plus, vous verrez un duvet blanc se développer sur la face intérieure des feuilles.

Des taches brunes vont aussi apparaître sur les tiges de vos pommes de terre. Si le mildiou arrive trop tôt, ces taches noires sur les tiges tueront les jeunes plants.

Malheureusement, les tubercules peuvent aussi être touchés. Des tâches commenceront rapidement à pourrir.

Alors, même si vous n’êtes pas un professionnel, vous pouvez être touché par cette maladie très agressive.

Et quand ça arrive, on peut se retrouver désemparé.

 

Que faire quand le mildiou attaque mes pommes de terre ?

Comme vous le savez sûrement, le cuivre est le produit le plus efficace pour lutter contre cet oomycète. La bouillie bordelaise, à base de cuivre, est très simple à réaliser.

Il suffit de mélanger :

  • 10 litres d’eau
  • 100 grammes de chaux éteinte
  • 130 grammes de sulfate de cuivre

Et vous avez à disposition des litres de bouillie bordelaise. Vous pouvez traiter vos pommes de terre en aspergeant sur les feuilles chaque semaine ce produit.

Le problème, c’est que la bouillie bordelaise est toxique. Toxique pour les champignons, les mauvais … comme les bons. Il détruit, au fil des années, la vie de votre sol. Chaque année, votre sol devient toujours plus pauvre.

Je ne jette pas la pierre sur celles et ceux qui l’utilisent, ce serait trop facile. Il suffit d’une seule année où l’on perd toute sa récolte pour avoir un œil différent sur la bouillie bordelaise.

Néanmoins, j’aimerais vous proposer dans la suite de l’article des solutions préventives efficaces, qui pourraient vous donner l’occasion de mettre la bouillie bordelaise de côté.

Par contre, il y a une mode qui est à contre-courant des traitements toxiques comme la bouillie bordelaise. Il s’agit du jardinage du non-agir.

Cela consiste à laisser faire la nature. 

Si Dame Nature décide que le mildiou doit se développer, alors il se développera. Mais ce n’est pas grave ! Car la nature est robuste, et elle préfère les pommes de terre aux champignons ! Donc, dès l’année prochaine, elle va doter la terre de bactéries puissantes qui détruiront le mildiou. 

Si vous plantez des tubercules qui ont résisté à l’attaque du mildiou de l’année précédente, c’est la même chose ! Vous aurez ensuite des plantes résistantes, et le mildiou n’aura d’autre choix que d’aller dans les grands champs de monoculture de pomme de terre qui détruisent les sols à coût de labour et de produits chimiques !

Ah ! Que la nature est bien faite.

Pourtant, il y a plus de 150 ans, les agriculteurs cultivaient de manière naturelle. 

Alors, pourquoi le mildiou a-t-il détruit des centaines de milliers d’hectares de culture de pomme de terre en Europe ? Pourquoi est-ce qu’il a été à la base de la famine irlandaise, qui a provoqué plus d’un million de morts ? Surtout qu’en Irlande, le mildiou a décimé des cultures entières pendant plusieurs années d’affilée.

Le non-agir a été joué à son paroxysme, car personne ne savait ce qu’était le mildiou à l’époque. Et la nature a choisi le mildiou, et non pas les pommes de terre.

Ce que je veux vous montrer, c’est que les extrêmes ne sont jamais bons.

Personne n’a encore trouvé comment tuer le mildiou, sans détruire en même temps la nature. 

Si vous voulez avoir un jardin potager vivant et le plus naturel possible, il faut vous concentrer sur des méthodes préventives avant tout. 

L’objectif, c’est de :

  1. supprimer les conditions propices au développement du mildiou
  2. en cas d’attaque, le ralentir au maximum afin de pouvoir récolter

 

Comment lutter contre le mildiou de la pomme de terre ? 9 Solutions

1/ Des tubercules en bonne santé (les étiquettes bleues)

Les étiquettes bleues se trouvent sur les paquets que vous achetez dans votre jardinerie. C’est un passeport phytosanitaire. Cette étiquette certifie que les pommes de terre que vous achetez sont saines. Ce qui signifie que vous n’allez pas importer le mildiou dans votre jardin à cause de vos semences.

En plus de cette sécurité, il est intéressant de choisir des variétés de pommes de terre résistantes.

 

2/ Des variétés de pommes de terre plus résistantes au mildiou

une variété de pommes de terre résistante ne veut pas dire qu’elle ne sera pas attaquée.

Cela signifie qu’elle sera plus résistante. En moyenne, une variété de pommes de terre résistante verra la maladie se déclarer une à deux semaines plus tard, pour des conditions climatiques équivalentes.

Ce laps de temps peut être suffisant pour récolter. Surtout si on respecte les traitements naturels que l’on va voir en fin d’article.

J’ai trouvé ces variétés qui sont dites plus résistantes :

  • Passion
  • Tentation
  • Sarpo-Mira
  • Maïwen
  • Kelly
  • Margod
  • Apollo
  • Bondeville
  • Désirée
  • Eden

Il doit bien sûr en avoir d’autres. Dites-nous dans les commentaires les variétés résistantes que vous connaissez.

 

3/ Cultivez plusieurs variétés et différents niveaux de précocité

Tout comme les tomates, les pommes de terre ont des niveaux de précocité différents.

Une pomme de terre peut arriver à maturité en 80 jours, comme la variété Jeannette. C’est une variété (très) précoce.

Tout comme une autre variété de pommes de terre peut arriver à maturité en 145 jours (maximum), comme la variété Désirée. C’est une variété tardive.

Entre ces deux extrêmes, vous trouverez :

  • Les variétés précoces : 90 jours pour arriver à maturité
  • Les variétés semi-précoces : 110 jours pour arriver à maturité
  • Les variétés semi-tardives : 120 jours pour arriver à maturité

L’intérêt de cultiver plusieurs variétés et des niveaux de précocité différents, c’est que vous augmentez vos chances de récolter.

Si le mildiou attaque tôt, peut être que vous allez quand même pouvoir récolter vos pommes de terre très précoces.

Vous allez aussi pouvoir observer les variétés qui résistent le mieux dans votre potager.

 

4/ Privilégiez un grand espacement

Ce conseil peut sembler insensé. Après tout, il suffit qu’il y ait du vent pour que le mildiou se propage à 50km aux alentours.

Mais n’oubliez pas, il faut aussi que le temps soit humide et chaud pour que les spores puissent germer.

Par contre, une fois germés, ils n’auront aucun mal à se propager d’une plante à une autre, si celles-ci sont collées !

De plus, espacer vos plants va permettre à l’air de circuler plus librement, et donc de diminuer l’humidité sur les feuilles de vos pommes de terre.

C’est pour cette raison que, si vous en avez la possibilité, espacez vos plants bien plus que ce qui est préconisé (30cm en temps normal).

Si vous n’avez ni l’envie ni la place pour avoir un espacement super large, alors je vous encourage à suivre le conseil sur la protection contre l’humidité.

 

5/ Sarclage régulier

Dans la continuité du conseil précédent, sarcler va permettre d’aérer vos plants, augmenter la circulation de l’air, et diminuer le taux d’humidité.

Pour rappel, le sarclage, c’est enlever les mauvaises herbes.

 

6/ Mettez en place une protection contre l’humidité

La protection contre l’humidité est sans doute le conseil le plus important.

Protéger vos plants de pommes de terre contre l’humidité, c’est diminuer drastiquement les chances d’attraper une maladie.

Si vous avez la possibilité de cultiver sous serre, c’est l’idéal.

Sinon, il existe des tunnels de forçage, qui sont plus accessibles.

Ce sont des petits tunnels qui font souvent 60 cm de large, à longueur variable, que vous pouvez directement planter au-dessus d’une de vos planches de culture. Si vous choisissez cette option, pensez à choisir un modèle qui fait environ 50cm de hauteur afin que vos plantes puissent se développer sans encombre.

L’avantage est triple :

  • ce tunnel sert de serre : vous réchauffez davantage son contenant, donc vous pouvez cultiver plus tôt
  • vous protégez vos plants de pommes de terre de la pluie : vous supprimez les conditions qui permettent l’apparition du mildiou
  • ces petits tunnels sont une barrière contre les spores du mildiou : vous ajoutez une protection supplémentaire entre vos plantes et le mildiou

 

7/ Un arrosage adapté à la fragilité de cette culture

L’arrosage adapté consiste à ne pas arroser les feuilles.

Avec votre tuyau d’arrosage, ou avec votre arrosoir, visez directement la terre.

Idéalement, installez un système de goutte à goutte qui permettra de n’arrosez que la terre, et dans de bonnes proportions.

 

8/ Utilisez des alternatives naturelles à la bouillie bordelaise

Tout comme j’ai beaucoup insisté sur la tomate, je vais faire la même chose ici.

Traiter vos plantes peut fortement limiter l’apparition, voire la propagation du mildiou. Les décoctions que je vais lister (la liste n’est pas exhaustive, dites-moi en commentaire ce que j’ai oublié) ont des propriétés antifongiques.

Plus précisément, ils ont des propriétés fongistatiques. Ce qui signifie qu’ils sont capables d’empêcher le développement des champignons.

Voici les traitements que vous pouvez effectuer, chaque semaine, en préventif :

  1. Infusion de sauge
  2. Romarin à Cinéole
  3. Bicarbonate alimentaire
  4. Décoction d’ail
  5. Décoction de Prêle
  6. Décoction de Consoude
  7. Purin d’ortie

 

9/ Mettez en place une rotation de culture

La rotation de culture est moins en vogue en ce moment.

On préfère parler de plantes compagnes qui vont limiter les attaques de mildiou.

Je m’intéresse fortement à ce principe de compagnonnage.

Néanmoins, je ne suis pas sûr que ce soit une raison pour dénigrer la rotation de culture. Le principe de rotation est encore effectué aujourd’hui par des maraîchers professionnels renommés et respectés dans le monde professionnel.

Elle reste un outil efficace que nous pouvons utiliser pour lutter contre le mildiou. Mildiou qui, je le rappelle, peut hiverner tout l’hiver sur une planche de culture.

Donc, prenez le temps de changer la parcelle de culture de la pomme de terre.

Nous en avons fini avec les 9 façons de lutter contre le mildiou de la pomme de terre. 

Il y a certaines questions que vous vous posez peut-être. Je vais tenter d’y répondre dans les lignes qui suivent.

 

 

Quand traiter les pommes de terre contre le mildiou ?

Vous pouvez commencer à traiter vos pommes de terre dès le début du printemps. Chaque semaine, vous pouvez asperger sur les feuilles de vos pommes de terre la décoction de votre choix.

Vous pouvez traiter le matin ou le soir.

Mais, sachez que le matin est mieux pour 2 raisons. 

D’abord, car la décoction va avoir toute la journée pour s’imprégner et sécher.

La seconde,  c’est qu’en plein été, le feuillage devient plus résistant et sera moins enclin à absorber votre traitement. Donc, le soir, la décoction aura plus de mal à faire effet.

 

Mildiou pomme de terre : faut-il couper les fanes ?

Oui, vous pouvez couper les fanes. 

Mais, il faut que le développement des tubercules soit avancé. Car si rien n’est développé … vous ne récolterez rien.

Si vos tubercules arrivent à maturité d’ici 2 à 3 semaines, vous pouvez couper les tiges à ras. Puis, attendez environ 20 jours. Les pommes de terre devraient être mûres.

Pour en être sûr.e, arrachez un pied. Si la plante s’arrache, mais que les tubercules restent en terre, alors vous pouvez récolter.

 

Y a-t-il un traitement curatif contre le mildiou de la pomme de terre ?

Non.

En tout cas, aucun produit non toxique ne permet d’éradiquer le mildiou.
Quand il est là, le seul objectif, c’est de ralentir fortement son expansion.
Au lieu de faire 1 traitement par semaine, passez à un traitement par jour.

 

—–

 

Vous avez maintenant en votre possession l’ensemble des actions à effectuer pour lutter efficacement contre le mildiou de la pomme de terre.

Comme vous l’aurez compris, le plus grand travail avec cette maladie, c’est la prévention.

Alors, concrètement, faut-il tout mettre en application ?

Pas forcément.

Déjà, ça dépend de votre emplacement. Dans le Sud, vous aurez peu de risques d’avoir le mildiou. Quelques décoctions pourront peut-être suffire.

Par contre, si vous avez déjà eu le mildiou, vous savez que ce peut être une horreur.Dans ce cas, peut-être que vous allez vouloir mettre en place le maximum d’actions préventives en place.

Dans mon cas, je vais surtout privilégier les petites serres de forçage avec un mélange des variétés. Je ferais aussi les décoctions, mais je ne respecterais pas forcément l’espacement, car je protégerais mes pommes de terre de l’humidité.

En tout cas, vous avez les 9 meilleures actions préventives à votre disposition.

Lesquelles allez-vous implémenter cette année ?

 

Maladie des tomates feuilles jaunes : Les 14 Sources à traiter

Vous avez planté vos pieds de tomates il y a 2 semaines. Depuis quelques jours, les feuilles commencent à jaunir. Ce jaunissement a tendance à accélérer. Il se propage sur tout le feuillage. 

Vous avez arraché les feuilles jaunes, en espérant régler le problème. C’est comme ça que l’on fait pour le mildiou : on ampute toutes les parties atteintes par la maladie.

 

Mais dans votre situation, vous avez 58% de chances que ce soit inefficace

Les feuilles jaunes sont la conséquence de 14 “maladies” très différentes. 

Au lieu de les arracher, commencez par les analyser en détail. Comparez vos observations au descriptif des 14 “maladies” que je vais lister plus bas

Cette méthode pragmatique a toutes ses chances de fonctionner.

C’est la même méthode que je vous ai proposé pour lutter contre les maladies qui provoquent des tâches noires sur les tomates, ou leurs feuilles.

 

La culture de la tomate n’est pas une nouvelle mode

Les maladies, carences et virus de la tomate sont connus depuis des décennies. 

Les maraîchers, dont le métier est de vivre de la vente des légumes qu’ils cultivent, font de même. Quand un problème, comme le jaunissement des feuilles, apparaît, ils analysent calmement. Ils étudient en détail la forme de ce jaunissement, quelles sont les parties touchées, sa rapidité de propagation. Ils comparent ça avec la bibliothèque de savoir qu’ils ont emmagasiné grâce à leur expérience, et celles de leurs aînés.

C’est exactement ce que je vous propose de faire maintenant. Cette méthode permet de découvrir quelle est la source du problème. Vous saurez ensuite quelle est la marche à suivre pour soigner vos tomates.

Du moins … en théorie.

 

Dans la pratique, il y a 6 maladies incurables

6 virus & champignons incurables provoquent aussi un jaunissement des feuilles. Si ces virus apparaissent, il faut agir comme le mildiou : amputer et brûler toutes les parties atteintes. 

La lutte contre ces virus se fait énormément en préventif. Je vous explique comment faire un peu plus bas.

J’ai donc découpé en 2 parties les sources qui provoquent les feuilles jaunes :

  • d’abord, voyons les sources qui ont une solution directe
  • puis, nous passerons aux virus

 

Jaunissement des feuilles de tomate : les sources qui ont une solution 

1/ Est-ce que (presque) toutes les feuilles ont jauni en même temps ?

Il s’agit sûrement d’une asphyxie des racines. Le plant de tomate peut mourir très rapidement, si cette asphyxie continue.

Généralement, ce problème à 2 sources : 

  1. Votre sol draine mal : il est important d’aérer au maximum le sol avant la culture. À l’aide d’une grelinette par exemple, aérez le sol chaque saison. De plus, si votre terre est trop argileuse, vous pouvez ajouter du sable afin d’améliorer sa texture.
  2. Vous arrosez trop vos tomates : arrosez à intervalle régulier, 1 fois par semaine par exemple. Et arroser beaucoup.

 

2/ Est-ce que les feuilles pendent vers le bas, jaunissent et sèchent ?

Il s’agit d’un manque d’eau :

  • raccourcissez l’intervalle entre les arrosages
  • paillez votre sol afin de limiter l’évaporation et le garder humide plus longtemps

 

3/ et 4/ Est-ce que les feuilles qui jaunissent ont aussi des taches marrons / noires ?

Il y a 2 sources potentielles :

    1. un problème d’assimilation du calcium, qui provoque la nécrose apicale
    2. une carence en manganèse. Ce manque peut être provoqué par 4 sources :
      • sol trop aéré : si vous aérez chaque année votre sol, évitez l’année prochaine. De plus, ajoutez de l’argile dans votre potager
      • pH trop élevé : apportez un acidifiant (terre de bruyère, tourbe, feuilles de chêne, écorces de pin broyé, par exemple)
  • trop de fumier
  • trop d’engrais faibles en micronutriment

 

5/ Est-ce que ce sont les jeunes feuilles qui jaunissent en premier ?

Il s’agit sûrement d’une carence en fer. 

Il y a potentiellement 2 causes :

  1. sol trop compact
  2. il y a eu un fort refroidissement ces derniers jours : le fer ne devient plus assimilable

Si votre sol est paillé, enlevez le paillage afin qu’il se réchauffe plus rapidement.

Sur le court terme, afin de booster la plante, vous pouvez ajouter du chélate de fer.

Sur le long terme, il est important d’améliorer votre sol :

  • aérer avec une grelinette
  • amendement équilibré
  • avoir un bon complexe argilo humique (argile, sable, limon, Matière Organique)

 

6/ Est-ce que ce sont les jeunes feuilles, surtout vers le bas du plant, qui jaunissent en premier ?

Il s’agit d’une carence en magnésium.

Plus précisément, c’est un problème d’assimilation du magnésium par le plant de tomate, dû à un pH non optimal.

La solution est donc d’équilibrer votre pH :

  • sol acide : dolomie (par exemple)
  • sol calcaire : sulfate de magnésium (par exemple)

 

7/ Est-ce que ce sont les vieilles feuilles qui jaunissent en premier, puis tout le plant perd ses couleurs ?

Il s’agit d’une carence en azote.

Pour pallier rapidement cette carence, il faut fournir à votre plante de l’azote rapidement assimilable. Vous pouvez utiliser un engrais rapide azoté, ou votre urine, qui est riche en azote.

Pour l’an prochain, un apport en fumier décomposé fera l’affaire.

 

8/ Est-ce que les feuilles de vos tomates ont des points jaunes, ainsi que des fines toiles d’araignées sur les feuilles ?

Il s’agit d’un petit acarien :  le Tétranyque Tisserand.

Le premier moyen de lutter contre cet acarien est de faire intervenir son prédateur naturel : le Phytoseiulus persimilis. Vous le trouverez en jardinerie.

Le second moyen est de brumiser les feuilles. Préférant les zones sèches et chaudes, cette méthode sera efficace, mais pas à chaque fois. A tester avant de faire la moindre dépense.

 

Jaunissement des feuilles de tomate : les Sources qui n’ont pas de solutions viables à 100%

Si vous trouvez une ressemblance avec les descriptions ci-dessous, alors vous êtes attaqué par un virus.

Malheureusement, il n’y a pas de solutions précises.

Néanmoins, voici les pistes à explorer pour mener la vie dure à ces satanés virus :

  • optez pour des variétés plus résistantes
  • cultivez vos tomates dans un lieu propice
  • pratiquez la greffe

Il existe des variétés de tomates qui sont naturellement plus résistantes que d’autres aux virus.

 

Optez pour des variétés plus résistantes

Citons par exemple : 

  • Belle maurinoise
  • Thessaloniki
  • Scoresby Dwarf
  • Krasnaya Mishen’ – Red Target
  • Muddy Waters
  • Baron Solemaher
  • Crnkovic yugoslavian
  • Podarok Fei
  • Mongolskiy Karlik – Mongol Karlik

Ensuite viennent les variétés dites F1. Elles sont travaillées pour être plus résistantes aux maladies. 

 

Cultivez vos tomates dans un lieu propice

Un lieu propice, c’est une parcelle:

  • ensoleillée
  • protégée des vents froids et forts
  • mais avec un léger vent si possible (afin de maintenir le feuillage sec)
  • protégée de la pluie ( sous une serre, sous une housse de tomate, etc …)

 

Pratiquez la greffe

La greffe consiste à fusionner 2 plants de tomates complémentaires. Généralement, on va greffer une variété résistante avec une variété très productive. 

Les bienfaits de la greffe ? 

Une plus grande résistance :

  • aux maladies racinaires, 
  • aux champignons, 
  • aux virus, 
  • aux bactéries,
  • à la sécheresse,
  • aux aléas climatiques

J’ai écrit un article sur la greffe de la tomate, cliquez pour y accéder.

 

9/ Est-ce que les feuilles de vos tomates s’enroulent, avant de jaunir ?

Il s’agit d’un virus : le verticilliose.

Sous forme de champignons, il attaque les racines, puis remonte sur toute la plante. Il bloque la circulation de la sève et conduit votre pied de tomate à sa perte.

 

10/ Est-ce que les feuilles de vos tomates ont des taches jaune et brune ?

Il s’agit d’un virus : l’alternariose.

Ça commence par le bas de la plante, sur les vieilles feuilles. Ensuite, les feuilles noircissent, tout comme les fleurs et les fruits.

 

11/ Est-ce que le jaunissement commence autour des nervures (“le squelette” des feuilles) ?

Il s’agit du virus de la chlorose de la tomate (ToCV).

 

12/ Est-ce que le jaunissement commence autour des nervures, avec des petites taches jaune vif ?

Il s’agit de la virose.

 

13/ Est-ce que les feuilles se courbent, vers l’extérieur ou l’intérieur, tout en jaunissant légèrement entre les nervures ?

Il s’agit du virus des feuilles jaunes en cuillère de la tomate (TYLCV).

 

14/ Est-ce que les feuilles jaunissent légèrement, semblent se décolorer, et les nouvelles feuilles poussent avec une forme inachevée ?

Il s’agit de la mosaïque du tabac (TMV).

 

 

Vous avez en main la liste des 8 sources potentielles qui jaunissent les feuilles de tomates.

Analyser et comprendre quel problème frappe vos tomates est une vraie compétence.

C’est grâce à votre capacité d’analyse sereine que vous allez cesser de vous retrouver en panique quand un problème survient. Vous pouvez diagnostiquer et traiter vos tomates comme il se doit, maintenant.

Ce que vous venez de faire (comparer vos feuilles jaune aux descriptifs des maladies les plus connus), c’est ce que font les professionnels. Quand ils voient un problème sur leurs plants de tomate, il l’analysent. Ils observent en détail l’évolution du jaunissement des feuilles de tomates, la forme de ce jaunissement, s’il y a des taches plus jaunes, si les tâches noircissent avec les jours qui passent.

C’est comme cela qu’ils déterminent quel est le problème.

Ainsi, ils ont un plan d’attaque pour résoudre le problème, ou en atténuer les conséquences négatives.

Téléchargez le résumé des sources et solutions pour ne plus subir le jaunissement de vos tomates.

 

Variétés de tomates les plus productives : Sélection de 19 variétés

Cette année, il est hors de question de rater votre culture de tomate.

Car si c’est le cas, vous allez devoir en acheter en grande surface. Imaginez croiser votre voisin au rayon fruits & légumes. Il est étonné de vous voir là ! Vous lui annoncez difficilement que la récolte est trop maigre pour vous nourrir … et cette situation, vous refusez de la vivre !

Donc cette année, vous allez cultiver les variétés de tomates les plus productives ! Elles peuvent fournir jusqu’à 3 fois plus de récoltes. Vous pouvez espérer récolter jusqu’à 10 kilos par pied de tomates !

Néanmoins, les choses ne sont pas aussi simples. Ces variétés produisent généralement de grosses tomates. Elles prennent du temps à mûrir de la surface jusqu’au cœur. Vous ne commencerez à les récolter qu’à partir de mi-août.

La plupart des variétés très productives sont tardives

Pour rappel, une tomate dite tardive se développe en 3 mois (en moyenne), à partir du moment où elle a été repiquée.

Si vous attendez que les Saints de glace soient passés, vous repiquerez vos tomates aux environs du 15 mai. Donc, vous allez récolter à partir du 15 août, théoriquement. Mais, durant cette période, il va y avoir des jours de mauvais temps. Ces derniers retarderont le développement de la tomate. C’est pourquoi il est probable que vous récolterez plus tard.

Du coup … pas de tomate en juillet, voire une partie du mois d’août. Vue comme ça, la case supermarché est toujours d’actualité !

 

Mais alors, comment avoir une avalanche de tomates, dès le mois de Juillet ?

Il faut sélectionner les tomates les plus productives pour chaque catégorie de précocité. Il faut comparer la productivité par rapport à la catégorie de la variété.

Si on compare la variété 42 days à la variété Gigantomo, qui peut dépasser les 1 kg par tomate, la quantité n’aura rien à voir.

Par contre, la 42 days est une tomate très productive, comparée à la catégorie des tomates précoces. Et surtout, elle sera prête à être mangée en seulement 42 jours !

Ainsi, vous aurez des récoltes abondantes, dès le mois de juillet.

Mais, il n’y a pas que la productivité qui compte

Chaque tomate à une utilité principale. Il est important d’ajouter ce critère lors de votre sélection. Sinon, vous risquez d’être déçu.

Peut-être que vous voulez une abondance de tomates pour faire des salades succulentes.

Dans ce cas, il faudra :

  1. Prioriser les tomates qui ont un goût hors du commun
  2. Éviter les tomates qui ont une peau épaisse : ça risque d’être désagréable à manger

C’est pour cette raison que je vais, dans les lignes qui suivent, vous donner une liste de variétés de tomates productives, catégorisées par leur utilité principale.

1/ Tomates précoces

Ce sont des tomates à croissances rapides. Ce sont les premières que vous pourrez consommer :

  • Julia Nana
  • 42 days
  • Chemin Rouge Hâtive
  • Golden Bison

2/ Tomates à salade

Ces tomates sont idéales pour la salade, car elles ont un goût incroyable

  • Surpriz
  • Potiron écarlate
  • Orange Fleshed Purple Smudge

3/ Tomates à coulis

Ces tomates sont parfaites pour les coulis. Elles ont la chaire dense, contiennent peu de graine et de liquide :

  • Téton de vénus jaune
  • Cœur de Bœuf de Nice
  • Banantchik orange

4/ Les tomates à farcir

Les tomates parfaites pour être farcies sont les tomates à peau épaisses :

  • Montserrat
  • Striped green bell
  • Big cheef stripes

5/ Les tomates résistantes aux maladies

Ces tomates sont connues pour être résistantes :

  • Olena ukrainian
  • Optimus
  • Large Red de Khakassie

6/ Les tomates F1

Ces tomates, issues de croisement, sont sélectionnées pour leur productivité et leurs résistances aux maladies :

  • F1 Giganto
  • Cobra F1
  • Super Sweet 100 F1

Mélanger ces variétés dans votre potager vous garantit une récolte incroyable, durant toute la période estivale

Imaginez.

Vous repiquez vos tomates après les Saints de glace. Moins d’un mois et demi plus tard, la variété 42 days commence à arriver à maturité. On est le 28 juin. Première salade avec les tomates du jardin. Vous récoltez 2 grosses poignées de tomates, que vous coupez en 4. Légèrement assaisonné, vous croquez et savourez en famille ce goût bien plus marqué que les tomates fades des grandes surfaces.

La saison commence tôt.

Vous continuez de déguster la 42 days, quand arrive fin juillet … à ce moment, la variété Surpriz arrive à maturité. Bien cultivée, elle peut atteindre 8 kg par pieds, selon certains passionnés … Connue pour son goût succulent, elle donne à vos salades une nouvelle saveur.

Le PROBLÈME, c’est que vous en avez trop ! Vous êtes obligé d’en donner à vos voisins et à votre famille ! (… quel problème agréable)

Puis arrive la mi-août, et c’est au tour des F1 Gigantomo d’arriver dans l’assiette ! Ces grosses tomates sont coupées en tranches épaisses. Elles accueillent la mozzarella coupée en fines lamelles. Un délice !

Durant toute la période estivale, vous avez été comblé de tomates.

Vous auriez pu en avoir marre, mais non.

Le fait de varier les variétés donne un goût différent à chacune de vos salades. Chaque nouvelle variété est une surprise gustative que l’on attend avec impatience !

Téléchargez la liste des tomates productives citées dans l’article. Remplissez votre mail ci-dessous.

Tomate sans tuteur : Oubliez les cagettes, il existe bien mieux !

Vous aimeriez cultiver vos tomates sans tuteur ?

Jetez votre sécateur, vos cannes de bambou et votre ficelle d’attache.

Fini les heures à péniblement attacher et tailler vos tomates en plein cagnard.

En laissant la plante se développer naturellement, on n’a plus qu’à arroser et ramasser les tomates qui mûrissent au fil des jours.

Enlever les gourmands des tomates : un débat stérile, car …

Sur le podium des débats stériles, je vous présente la taille des gourmands de tomates !

Certains jardiniers, motivés par leur égo, tentent d’imposer aux autres leur vision.

Oubliant vite les arguments logiques, ils classent (trop) rapidement les gens qui ont un avis différent dans une catégorie rabaissante :

  1. Vous faites partie de ceux qui veulent enlever les gourmands ? “Vous vous accrochez au passé, alors que de nouvelles méthodes apparaissent !”
  2. Vous faites partie de ceux qui laissent vivre la tomate, sans la tailler ? “Vous êtes une GIROUETTE qui suit la mode sans réfléchir !”

Et au milieu de ces débats stériles, votre doute s’installe confortablement

Bouturage Tomate : Transformez 5 plants en 50 (en 10 jours max)

Imaginez acheter 5 plants de tomates, et vous retrouver 10/15 jours plus tard à en cultiver une cinquantaine. 

En plus de faire de fortes économies, vous pourriez multiplier votre récolte par 10 !

Et ce n’est pas tout ! 

Vous pourriez étaler les récoltes sur toute la période estivale. Ainsi, vous pourriez consommer des tomates fraîchement cueillies au fil des semaines.

Et ce n’est pas tout ! (bis)

Imaginez être touché par une maladie, comme la fonte des semis. Vous pourriez sauver la culture si vous avez seulement 4 ou 5 plantes qui survivent !

Tout ça … grâce au bouturage.

Mes tomates ne rougissent pas … mon voisin récolte les siennes

Cultiver ses propres légumes à de nombreux avantages.

Pourtant, vous prenez conscience à quel point cette activité peut être frustrante.

Vous avez fait en sorte d’avoir une bonne terre, de respecter les périodes de semis, de prendre soin de vos plants de tomates.

Et … vos tomates ne rougissent pas, alors que celles de votre voisin sont bientôt prêtes à être récolter.

Maladie Tomate tâche noire : 8 Sources possibles …

Cultiver ses propres tomates.

Connaître la VRAIE saveur de la tomate, et son goût assez spectaculaire (surtout quand on les compare aux tomates du supermarché).

Des tomates saines, loin des tomates empoisonnées que l’on cultive dans l’industrie agro-alimentaire.

Voilà ce qui m’a motivé à me lancer dans la culture de mes tomates. Et je suppose que vous aussi.

Mais, je ne m’attendais pas à ce que la tomate soit la victime de tant de maladies & ravageurs

Tomate greffée : Votre arme contre les maladies du sol

Les tomates qu’on achète au supermarché sont fades pour la plupart.

Quand on les cultive soi-même, on redécouvre la saveur exquise qu’ont ces légumes fruits.

Le problème, c’est que la tomate est difficile à cultiver.

Vos tomates ont le cul noir ? Agissez vite pour éviter le massacre !

Vous étiez attentif au Mildiou et l’Oïdium qui ravagent les récoltes … mais pas à ça.

Ce problème est bien plus vicieux que le Mildiou et l’Oïdium, car si on ne fait pas attention, il peut passer inaperçu quand on regarde nos jolies tomates grossir.

Il faut se pencher pour voir que … la tomate à le cul noir.

Est-ce une maladie ? Un ravageur ?

Non … c’est à cause du Calcium … étonnant, n’est-ce pas ?

Néanmoins, il y a un vrai risque avec cette tache noire.

Bien qu’on puisse la couper, et que le reste de la tomate reste comestible, cette tâche affaiblit considérablement votre tomate.

Mais Pourquoi ?!

Car la zone où la tache noire apparaît se ramollit et devient plus fragile. Elle devient une cible facile pour toutes les maladies & champignons de la tomate. En quelques jours, vous pourriez voir un début de Mildiou apparaître, qui ravagera tous vos plants, et éradiquera toute chance de récolter ne serait-ce qu’UNE SEULE tomate !

Souvent, vous lirez que la source du cul noir de la tomate vient du calcium, et c’est vrai.

Mais …

 

… Vos plants de tomates ne sont pas des Veaux ! (et n’ont pas de dents …)

Le problème, c’est qu’on tire rapidement la conclusion que notre sol manque de calcium, et les solutions qui en découlent ne résolvent en rien le problème.

Par exemple, vous lirez :

  • qu’il est intéressant de mettre au fond du trou de ses tomates des coquilles d’oeufs & d’huîtres broyés afin de leur donner du calcium, comme si les racines de vos plants de tomates avaient des dents et allaient manger les coquilles …
  • qu’il faut arroser ses tomates avec du lait, car il contient du calcium (j’ai un sourire moqueur quand je lis ça, désolé) … sauf que ce calcium est adapté pour un VEAU, et pas pour une TOMATE !

Vous aurez beau essayer ce type de remède de grand mère, ça ne résoudra rien.

Mais alors, comment combler ce problème de calcium ?

Bien que le calcium soit une des sources potentielles du problème, il faut comprendre que ce n’est pas le manque de calcium dans le sol mais l’incapacité à la plante de l’absorber qui pose un réel soucis.

D’ailleurs il est très rare qu’un sol manque de calcium. Seule une analyse de sol vous permettra d’être sûr qu’il y a un manque. Et ce n’est que dans ce cas, qu’il faudra apporter du calcium aux tomates, en nourrissant le sol.

En effet, ce sont certaines circonstances de cultures qui empêchent (ou ralentissent fortement) vos plants de tomates d’absorber le calcium.

En analysant la problématique du cul noire de la tomate (aussi appelée nécrose apicale), on se rends compte qu’il y a 8 sources qui peuvent provoquer ce problème.

Voyons les ensemble, ainsi que les solutions adéquates à chacunes de ces situations.

 

Les 8 Sources du cul noire de la tomate (et la solution à chacune)

Voyons ces sources, pourquoi ça bloque avec le calcium, et comme résoudre le problème :

  • 1/ arrosage insuffisant
  • 2/ excès d’arrosage
    • la racine manque d’oxygène et ne peut plus faire correctement son travail
    • Solution : la même que le point numéro 1
  • 3/ température du sol trop basse
  • 4/ amendement trop important
    • certains nutriment entrent en compétition d’adsorption avec le calcium, ce qui empêche à la plante d’absorber tout le calcium qu’elle devrait
    • Solution : Évaluer dès le départ quelle sont les besoins de votre culture, et ne pas lui en donner de manière excessive
  • 5/ PH du sol trop acide
    • Le calcium entre en compétition avec l’aluminium
    • Solution :  tout amendement qui permet alcaliniser le PH du sol
  • 6/ sol mal préparé
    • Il sera plus difficile à la plante de développer un système racinaire performant
    • Solution : Préparer son sol pour la culture (créer une terre vivante)
  • 7/ affection des racines
    • Des maladies, virus & champignons ralentissent l’absorption des nutriments par la plante (nématodes, champignons, sciarides, etc …)
    • Solution : je ne peux développer une solution pour chaque maladie du sol dans cet article. Néanmoins, une solution efficace pour contrer les problèmes du sol est la greffe, ou le choix d’une variété résistante
  • 8/ climat chaud et venteux
    • Ce type de climat accroît la transpiration de la plante, et elle va mettre son énergie à transpirer et va limiter son énergie sur ses fruits
    • Solution : Installer un brise vent, artificiel ou naturel pour couper le vent qui tape sur la tomate

Ca en fait des sources, n’est-ce pas ?

Mais, ce qui est intéressant, c’est que vous gagnez en contrôle car vous avez maintenant une grille d’analyse plus ou moins complète sur les différentes sources possibles du cul noir de la tomate.

Si c’est le début du développement de vos tomates, vous pouvez dès maintenant mettre en place les conseils qui répondent à vos sources de problème. Ainsi, vous allez pouvoir rapidement rectifier le tir et sauver votre récolte car, dès que vous aurez géré ce problème d’absorption, le plant récupérera toutes ses fonctions et produira des tomates sans cette nécrose apicale.

Si vous lisez cet article en fin de culture, vous avez tout le temps de prévoir les changements à faire pour que vous puissiez avoir une récolte abondante, dès la semaine prochaine.

Vous pouvez télécharger le résumé de cet article, afin de retrouver l’essentiel des conseils sans devoir retrouver l’article.

 

Maladie pommier feuilles recroquevillées : Le début de la fin …

Ces feuilles recroquevillées sur votre pommier peuvent totalement anéantir votre récolte de pommes.

Et si votre pommier à moins de 4 ou 5 ans, il vit peut être ses derniers instants…

Si les feuilles de votre pommier se recroquevillent, ce n’est pas anodin.

C’est le signe d’un ravageur qui s’installe :  Le puceron.

Ce peut être :

  • le puceron cendré
  • le puceron lanigère
  • le puceron vert
  • le puceron des galles rouge

Même s’ils ont un fonctionnement légèrement différent, les conséquences sont (malheureusement) les mêmes.

Au début, ils seront très peu, et les dégâts ne seront pas ou peu voyants. Mais les pucerons se reproduisent à une vitesse faramineuse.

Pour le puceron lanigère par exemple, il peut y avoir jusqu’à 12 générations par an de pucerons.

Une descente aux enfers lente et douloureuse pour votre pommier

Une petite colonie peut rapidement infester tout votre pommier et :

  • aspirer doucement mais surement la sève de ses feuilles, de ses bourgeons, de ses fruits, de son troncs
  • créer des déformations sur les fruits
  • atrophier les branches
  • les feuilles du pommier se recroquevillent, se gaufrent selon le puceron, et tombent

Votre récolte peut être totalement détruite à cause des pucerons qui aspirent toute la vitalité du pommier.

Il y a pourtant les auxiliaires qui devraient les limiter, comme on l’entend beaucoup en permaculture. Les coccinelles par exemple, sont connus pour se nourrir des pucerons.

Mais il y a un double problème.

La première source vient des insecticides. Souvent, les vergers sont traités, plus ou moins naturellement (surtout moins). Et il a été démontré que les insecticides limitent l’implémentation des auxiliaires ainsi que leur développement.

Le second problème, et pas des moindres vient d’une espèce qui protège les pucerons : les fourmis …. En fait, les pucerons sont les vaches des fourmis. Elles en font un élevage.

Pourquoi ?

Car la déjection des pucerons, le miellat,  est un aliment riche nutritivement pour les fourmis.

Il a été constaté que les dégâts causés par nos amis auxiliaires (coccinelles, syrphes, forficules) sur les troupeaux de pucerons se retrouvent limités à causes des fourmis.

Et … si le calvaire n’était pas assez grand … le miellat entraîne une vrai descente aux enfer à nos chers pommiers.

Le miellat, d’une texture collante, favorise l’accrochage de la fumagine, champignon qui attaque nos arbres. Ce champignon va augmenter drastiquement la vulnérabilité du pommier à de nombreuses maladies et autres champignons.

Autant dire que si rien n’est fait, la situation peut devenir chaotique.

Un bon petit coup de pesticide ?

Alors, sur un coup de panique, vous seriez tenté d’appliquer un pesticide et le tour serait joué ! Et c’est bien vrai. Le problème avec cette solution, c’est que vous allez aussi limiter l’installation des auxiliaires, qui pourraient, avec les années, potentiellement limiter l’impact négatif des pucerons.

De ce fait, chaque année, vous devrez mettre du pesticide … et …. ici aussi, ce n’est pas aussi simple. Déjà, je suppose que vous n’avez pas envie de récolter des pommes gorgées de poison … et ensuite, il faut savoir qu’avec le temps, les pucerons deviennent de plus en plus résistants au pesticides.

Alors, je vais de suite vous donner TOUTES les solutions qui marchent afin que vous puissiez sélectionner celle que vous vous sentez de faire. Elles ont été testé et approuvés par de nombreuses personnes. Et vous pouvez perdre le temps à chercher, vous n’en trouverez pas d’autres (oui, j’ai passé beaucoup de temps à tout rassembler pour vous éviter d’avoir à le faire).

Après les avoir listé, j’aimerais vous donner mon avis sur la question, qui ne va pas forcément vous plaire mais qui … si vous voyez le même intérêt que moi dans la solution finale, vous aurez LA solution pour ne JAMAIS être embêté par les pucerons. Oui, ça fait un peu solution miracle, et c’est vraiment le cas.

Bref, passons aux 12 solutions à appliquer dès maintenant pour détruire ces ravageurs.

12 solutions pour éradiquer en 24h plus de 80% des ravageurs (ces satanés pucerons !!)

  1. Utilisation du savon noir : Il empêche le bon fonctionnement respiratoire du puceron. La Glycérine va boucher les pores et le pucerons mourront rapidement
  2. Les Purins : de Tanaisie, d’Ortie, de Rue
  3. Créer un environnement favorable aux auxiliaires :
    1. guêpe parasitoïde (hyménoptères parasitoïdes),
    2. hyménoptères parasitoïdes,
    3. aphelinus mali,
    4. coccinelle,
    5. forficule
    6. mésange
    7. fauvette
  4. En prévention, après la chute des feuilles : badigeonner l’arbuste d’huile blanche
  5. Si c’est une petite colonie : alcool à brûler au pinceau
  6. Si c’est une grande colonie : alcool à brûler + produit vaisselle + eau en pulvérisation sur l’arbuste
  7. Bande de glue : ça va bloquer une grande partie des fourmis, et les auxiliaires pourront plus facilement détruire les pucerons. Très efficace, et simple à mettre en oeuvre si vous avez peu d’arbres à gérer
  8. Utilisation de pyréthrine :  c’est un dérivé des fleurs de chrysanthèmes qui contient une substance qui détruit le système nerveux des insectes
  9. Plantez de la cataire, laisser pousser le rumex
  10. Éviter les excès d’azote (tout comme les excès en tout) : tout excès va se retrouver dans la sève et l’odeur (ou je ne sais quoi) va attirer plus facilement les ravageurs comme les pucerons
  11. En début d’attaque : arroser fortement l’arbre
  12. utiliser les filets alt’Carpo
  • permet de limiter l’effet négatif des ravageurs
  • donc limiter les recours aux pesticides
  • donc faciliter le retour des auxiliaires
  • mais il y a qd même moins d’auxiliaires

Voilà, vous avez une liste presque exhaustive de ce que vous pouvez faire pour traiter le problème des pucerons.

Mais, ne serait-ce pas mieux s’il n’y avait pas de pucerons, tout simplement ?

Le problème, c’est que l’on cultive très peu d’espèce de pommier. On privilégie généralement les plus connu, c’est à dire ceux dont la pommes se vendent le mieux.

Sur les 6000 variétés de pommes, combien en connaissons-nous vraiment ? 10 ? 20 ?

Et sur ces milliers de variétés, ne pensez-vous pas qu’il y ai quelques variétés qui soient résistantes aux pucerons ?

la réponse est bien évidemment … OUI

3 variétés résistantes aux pucerons

Un étude à été réalisé sur 24 variétés ces dernières années, sur 3 ans, 2013, 2014, 2015. L’objectif était d’analyser quel est l’impact négatif (ou neutre) de la diminution progressive des insecticides sur les pommiers, en 2013 et 2014, puis l’analyse d’une année complète sans pesticide, en 2015.

Le résultat ?

3 variétés sur les 24 se sont montrés totalement insensibles aux attaques de pucerons :

  1. Querina Florina
  2. Goldrush Coop 38
  3. Golden Orange Cov

Et ceci n’est qu’une analyse. En creusant, on peut trouver tout un tas de variétés différentes qui résistent aux pucerons

maladie pommier feuilles recroquevillées

Je ne pourrais vous expliquer pourquoi les pucerons ne sont pas attirés par ces variétés. Par contre, ces pommiers sont aussi résistants à la tavelure. On pourrait supposer qu’ils ont une résistance naturelle contre tout type d’ennemis.

En tout cas, choisir une de ces 3 variétés est une solution pour avoir des pommiers en bonne santé, productif et qui ne nécessite aucun traitement chimique pour survivre.

Parmis les sources utilisés, je vous conseille ces deux liens qui vont bien plus en profondeur sur ce sujet :

  • https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00665080/document : Thèse d’Hazim Dib, de 253 pages
  • https://www.grab.fr/wp-content/uploads/2016/01/GRAB_guide_varietal_sensibilites_aux_bioagresseurs_2016.pdf : Complément de magazine réalisé en partenériat avec l’INRA & le Grab, de 16 pages qui décrit certaines études réalisé sur différentes variétés et leur niveau de sensibilité aux attaques de ravageurs.

J’espère que cet article vous à plu. La solution finale me parait la solution pour toute personne qui cherche à développer un verger le plus autonome possible.

Nous ne sommes pas des pros, nous avons plus de libertés qu’eux !

Alors bien entendu, il faudra toujours s’occuper de son verger. Mais nous ne sommes pas des professionnels qui doivent répondre aux besoins du marché. Nous avons le loisir de trouver des espèces résistantes, qui nous facilite grandement le travail.

Personnellement, c’est le choix que je compte faire :

  • Mélanger les pommiers de ma région, avec des variétés résistantes afin que le verger soit le plus résistant possible.

Car je veux avoir l’esprit tranquil et la certitude d’avoir des kilos de pommes à récolter chaque années !

Et si vous êtes dans le même état d’esprit, je suppose que vous voyez le même intérêt à trouver les espèces les plus résistantes et gustativement appétissantes possibles !

Alors, soignez rapidement vos pommiers avec une des 12 solutions que je vous ai listé dans l’article puis, plantez des variétés résistantes !

Courgette qui avorte : Si vous êtes dans cette situation, c’est foutu …

Vous êtes surement en début de saison.

Vos plants de courgettes se développent bien.

Les premières courgettes commencent à apparaître !

Elles commencent à avoisiner les 10 cm ou presque, et vous sentez que vous êtes sur la bonne voie pour faire une belle récolte.

Mais …

Sans aucune raison, elles commencent à mourir, et votre espoir de récolte avec.

 

Vos courgettes commencent à jaunir, puis …

La courgette commence à jaunir à son extrémité. Vous ne comprenez pas car le plant de courgette se porte très bien !

Vous vous demandez ce que vous pouvez faire mais malheureusement … à ce stade, tout est fichu.

Bientôt, la courgette va commencer à pourrir à son extrémité, là où elle jaunissait auparavant.

Puis, elle va mourir.

Et, si vous êtes dans une situation que je vais décrire plus bas, vous n’avez absolument aucune solution.

Vous ne pourrez être que le simple spectateur de la mort lente de vos courgettes.

Il vous faudra abandonner la culture, ou la recommencer rapidement …

Mes courgettes sont attaquées ? Manquent elles de quelque chose ?

Dans ce cas là, vous êtes tenté d’ajouter des engrais, ou de mettre un produit contre des potentiels ravageurs.

Mais ça n’a rien à voir avec des ravageurs. Il manque quelque chose à votre courgette. Mais il y a quelque chose qu’il faut clarifier pour VRAIMENT comprendre le problème.

 

Ce que vous voyez est un sexe … de femelle 🙂

Vous pensiez que la courgette commençait à se développer.

En réalité, c’est la fleur femelle. La petite courgette ainsi que la fleur forment les caractéristiques de la femelle. A droite, vous pouvez voir les fleurs mâles, où il n’y a pas cette courgette.

“Ok MAIS ça ne change rien à ma situation !”

C’est vrai mais, comme d’habitude sur ce blog, l’objectif c’est que vous compreniez le pourquoi du comment, afin de pouvoir analyser vous même votre situation.

Donc, maintenant, on sait que ce n’est pas la courgette qui jaunit et qui meurt, mais bien la femelle.

Et dans ces cas là, il y a uniquement 2 raisons à ce phénomène. Et comme dit plus haut, dans un des cas … vous ne pourrez rien faire.

 

Les 2 raisons à ce fâcheux phénomène

1/ Cette première raison (où vous ne pourrez RIEN faire)

Cette première situation est difficile à accepter mais c’est la réalité :  vous ne pourrez absolument rien faire.

Et cette première situation, c’est quand il n’y a pas (ou trop peu) de fleurs mâles. Dans ce cas là, la pollinisation ne peut pas se faire.

Donc, les fleurs femelles vont mourir car elles n’auront pas été fécondée.

La seule solution, c’est d’attendre que vos courgettes créaient des fleurs mâles et que la pollinisation se fasse.

 

2/ Ce second problème va vous transformer en abeille

La seconde situation est différente : cette fois çi, vous avez des fleurs mâles, mais les femelles meurent quand même.

Dans ce cas là, il y a deux raisons :

  • Il n’y a pas assez de fleurs mâles

  • Il n’y a pas assez de pollinisateurs

Et c’est sont ces deux raisons pour laquelle vous allez devoir faire … l’abeille 🙂

A l’aide d’un pinceau, ou d’un coton tige, vous allez frotter l’intérieur de la fleur mâle afin de récolter le pollen. Puis, vous allez frotter l’intérieur de la fleur femelle (pas les pétales, mais la partie au fond) … et c’est tout.

En faisant ainsi, vous allez littéralement exploser vos chances de récolter des courgettes.

 

Devenez un jardinier à l’écoute de son potager

Ce qui est génial avec cette seconde solution, c’est que vous avez vraiment le contrôle sur la situation.

Les premières courgettes qui meurent ne sont que le signal que vous devez agir (quand il y a des fleurs mâles).

En une heure maximum, vous allez féconder les fleurs femelles. Et vous aurez l’agréable surprise de les voir se développer sans encombre. Certains disent que cette pollinisation vous donne 100% de chance de réussite. Après tout, c’est ce que font les abeilles !

Mais, même s’il n’y a que 80% de réussite, ça reste un résultat assez élevé, et ce sera largement pour avoir pleins de courgettes à manger et à partager.

Un potager à besoin qu’on s’occupe de lui. Et, en devenant capable de détecter ses besoins, vous deviendrez un jardinier qui sait quoi faire quand les courgettes vont mal, et vous serez fortement récompensé par les récoltes qui en découlent.

Mais, il faut agir vite ! Prenez dès aujourd’hui votre pinceau et allez faire l’abeille avant que les autres fleurs femelles commencent à mourir elles aussi !